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Samedi 04 octobre 2014 à 20h00

Une création de Brigitte Ravenei et Céline Muzelie
Composition musicale: Thüring Bräm
Mezzo-soprano: Brigitte Ravenel
Violon: Valérie Bernard
Clarinette: Laurent Bruttin
Guitare électrique: George Vassilev
Accordéon: Stéphane Chapuis
Percussions: Maxime Favrod
Vidéo: Silvia Fabiani
Direction scénique: Claude Thébert
Lumières: Jonas Buhler
Décor: Mario Medana et Monique Kuffer

 

Des musiciens de grand talent nous offrent un voyage inédit au sein de l'univers d'Aloïse Corbaz. Le temps d'un spectacle, oubliez les frontières entre les arts et lais- sezvous porter par la voix, les sons et l'image au cœur d'un cahier de dessins de cette auteure d'Art brut. 

À l'Asile de la Rosière, on la surnommait "La Cantatrice". 50 ans après sa mort, le compositeur Thüring Brâm lui rend hommage avec une œuvre musicale contemporaine, dense et colorée, qui rappelle l'amour d'Aloïse pour le chant et la musique et exprime sa reconstruction grâce à l'art.

"La Cantatrice" (source, journal La Côte)

C'est le surnom qu'on donnait à Aloïse Corbaz lors de son séjour à l'Hôpital psychiatrique de la Rosière, à Gimel, où elle est décédée il y a 50 ans (1964). Parce qu'Aloïse aimait par-dessus tout l'art lyrique, et que l'on retrouve la musique dans ses oeuvres picturales et ses textes. C'est donc de la passion de l'artiste, consacrée par l'art brut, pour la musique que la cantatrice nyonsaise Brigitte Ravenel a décidé de mettre en scène. Et ce au travers d'un opéra de chambre - "La Cantatrice" - écrit par le compositeur bâlois Thüring Bräm. Une oeuvre mêlant les genres qui permettra également de découvrir ou redécouvrir le travail pictural de l'artiste, via la projection sur les murs de l'église de certains de ses dessins. "Par le passé, nous avons passablement parlé du traitement de la pathologie d'Aloïse , explique Brigitte Ravenel. Cette fois-ci, il s'agit de témoigner de la force de vie qui l'habitait. Elle a su se créer, par le dessin, un chemin qui lui a permis de continuer à vivre internée. Elle s'est donné un équilibre et a su s'accorder des moments de bonheur."

 

La part de la musique

Extraits de la biographie d'Aloïse ("La Cantatrice") écrite par Céline Muzelle, historienne de l'art.

"En dehors du dessin, Aloïse chantait beaucoup à la Rosière. Au début des années 1930, on l'appelait même la cantatrice" . Selon ses infirmières, elle avait une voix très haute et dramatique. C'était une grande et belle femme et son timbre et les postures qu'elle prenait pour chanter l'apparentaient à une chanteuse d'opéra: "Il ne lui manquait que la robe et les bijoux" , disait Mme Bresch. En promenade, elle s'arrêtait et se mettait à chanter des paroles de sa propre invention sur un air d'opéra. Elle s'interrompait dès qu'on s'approchait ou qu'on l'écoutait. Elle déclamait et chantait aussi à la fenêtre de sa chambre. Le samedi après-midi, son plaisir était de jouer du piano pour un groupe de pensionnaires qui chantaient les cantiques le dimanche au culte. Sa voix, disait Juliette Narbel, dominait de loin celles des autres choristes. Selon l'infirmière Netty Berney: "Après la répétition des cantiques, elle était au comble de la joie, car c'était le tour des chansons de l'époque. Sa prédilection était: Venise et Bretagne de Tino Rossi. Elle était heureuse de pouvoir donner toute la force à sa voix. En ce temps-là, on dansait en division au son du piano ou d'un accordéon. Pour elle, c'était un grand plaisir. "

 

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